En aparté avec Mat Bastard de Skip The Use
Le 6 avril dernier au Dock des Suds à Marseille, nous avions rendez-vous avec un groupe qui connait un véritable succès et qui a récemment reçu une Victoire de la musique. Ils se sont fait connaitre par leur prestation scénique survoltée et leur rock explosif. On a bien évidemment nommé les Skip The Use.
Entretien avec Local Natives
Ce 28 Janvier sortira Hummingbird de Local Natives, digne successeur de leur excellent premier album Gorilla Manor.
Depuis 2009, le groupe a bénéficié d’une notoriété grandissante en enchaînant les festivals autour du monde, les parutions élogieuses à leur égard ou encore des tournées en première partie de Arcade Fire et The National.
DécouverteSwann, une jolie rencontre
Nous vous présentons une jeune artiste pour laquelle nous avons eu un réel coup de coeur. Swann, de son vrai prénom Chloé, une jeune artiste française qui est sur le point de sortir un premier EP “Show me Your Love” attendu le 14 janvier prochain puis dans la foulée un premier album « Neverending » sur le label Atmosphériques en mars 2013 que nous avons eu la chance d’écouter.
Entrevue avec Naive New Beaters
Le Cabaret Aléatoire accueillait jeudi dernier les Naive New Beaters, un trio masculin franco-américain dont la musique est un mélange d’électronique, de rock et de hip-hop old school.
Entrevue avec Krazy Baldhead
Auteur de The Noise In the Sky, second album sorti le 9 avril dernier, Krazy Baldhead dévoile une autre face de sa musique avec ce disque ambivalent, porteur d’inspirations aussi bien contemporaines que classiques.
Rencontre avec Sébastien Tellier
Dans les locaux de Record Makers, des cartons s’empilent par dizaines dans le coin du salon. Sur les murs, des affiches de Drive fraîchement posées. Quelques minutes après Sébastien Tellier débarque avec un blouson en cuir blanc et de grosses lunettes de soleil sur le nez. Nous sommes pas loin des moins cinq degrés à l’extérieur et le ciel affiche un gris presque anthracite. L’air dégingandé, il s’installe dans la salle d’interview sur un canapé moelleux entouré d’une discothèque bien remplie. Entre nous, une table sur laquelle il dépose son porte-feuille, son portable, et un sac plastique rose.
Prêt?
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CE REVE BLEU
« Cet album, My God Is Blue, est l’album que j’ai fait pour illustrer ma « side spirituelle », mon rapport à l’esprit, mon rapport à la trans. Le mot clé général de cet album est : l’éveil. Ce sont des chansons, des musiques, des suites de notes qui sont censées amener à l’éveil. » Le speech est bien tracé, Sebastien Tellier raconte cette grande entreprise qu’il veut lancer avec cet album. On pense inévitablement aux sectes ou aux témoins de Jéhovah, ou à la religion. « On ne peut pas parler de religion mais …
Rencontre avec Cults
texte et photos : Anh Phi
Été 2010. Au-delà de « Let’s Go Surfing » des Drums, « Waka Waka » de Shakira, ou encore un titre pourri de Two Door Cinema Club, on retiendra surtout un titre de cet été là . Ce titre, c’est « Go Outside », de la pop estampillée sixties orchestrée par un duo new-yorkais encore inconnu, Cults.
Un an plus tard on rencontre le couple, Madeline et Brian, dans les couloirs de la Cigale à l’occasion du festival des Inrocks Black XS pour leur cinquième concert parisien. On se fait un petit constat de ces douze derniers mois, depuis les fauteuils inintéressants d’une fac de cinéma jusqu’aux concerts qui s’enchaînent à travers les continents.
« L’année était très très longue. On a eu à peine un mois de repos. Beaucoup de travail, de tournées, mais aussi beaucoup de fun et de bonnes choses » nous confie Madeline. « C’était formidable. L’année dernière à la même époque on jouait au Texas avec des musiciens totalement différents et on n’avait aucune idée d’où on allait et de ce qu’on foutait. Depuis, on est passés par des centaines d’endroits et vécus des expériences folles. C’était une putain de bonne …
Rencontre avec M83
Vingt titres, treize mois d’enregistrements, sixième album, M83… Rencontre.
Interview et photo : Anh Phi
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« C’est un album qui m’a fait grandir »
Hurry Up, We’re Dreaming transcende par sa grâce unique qui marque l’apogée de la carrière d’Anthony Gonzales, homme trentenaire père de cet album. « Ce disque est un condensé de tous mes albums. Mais j’ai vraiment essayé aussi d’utiliser des instruments que je n’utilisais pas avant, comme le saxophone. C’est une espèce de rétrospective mais avec des éléments nouveaux. Avoir un son nouveau tout en gardant mon intégrité et une ligne directrice » déclare t-il. Les nappes électroniques, le shoegaze méticuleux, la synthpop bien orchestrée, M83 a clairement gardé son arsenal gagnant. « Le dénominateur commun, c’est le son dM83 tout simplement. J’aime bien ce genre d’artistes quand tu écoutes un disque où tu reconnais que c’est, par exemple, Radiohead. J’aime bien ressortir de la personnalité dans le son« .
Cette personnalité dans le son, il l’a traîné et mûrit jusqu’au bout du monde pour ce dernier opus. « Ce n’est pas évident d’être sincère envers toi-même et ton son pour éviter la trahison. C’est ce qui est difficile surtout sur une période d’un peu …
Entretien avec Yaa, trublion toulousain
Depuis la maternelle, Philippe et Nicolas sont meilleurs amis. Une fois passés outre les bancs du collège, le premier s’arme de guitares et attaque le post-punk des Buzzcocks et des Rapture tandis que le second plonge dans la new wave, Joy Division en tête. Il y a deux ans, un troisième luron débarque, Anthony. Le groupe YAA se forme, les premiers concerts font leur effet et les festivals voient débarquer un trio à la volonté bestiale et sans relâche. C’est devant les urinoirs d’un bar parisien dans lequel ils jouent le soir-même qu’on se met à parler de rocks, de seins et de chillwave, mais pas que.
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Dans les colonnes des Inrocks, leur musique est appréciée mais le nom du groupe est décrié, qualifié de ridicule. Le groupe en rit. « Yaa » était une idée d’Anthony – le batteur – à la base, avant tout pour « ce côté graphique et onomatopée » qui plaisait beaucoup. Au-delà des mots, le dernier EP des YAA a été enregistré dans une villa à la campagne durant 4 jours. 4 jours durant lesquels le groupe s’est attelé à divers expérimentations qui ont mené à des titres à …
Rencontre avec Leno Lovecraft : « On a un humour spécial »
Garçon introverti bien dans ses baskets et son pull en laine gris, Leno Lovecraft pointe le bout de son nez pour nous parler de sa musique. À tout juste 20 ans, le petit kiwi a traversé les continents pour faire des concerts en Europe et déverser ses grosses lignes de guitares sur lit de synthés retro et hymnes 8-bit.
On est là, dans un petit bar du XIe arrondissement parisien et Leno Lovecraft arrive en retard car il tenait à accrocher son badge « Maman Records », histoire de montrer de quel maison il provenait. Ainsi soit-il. On commande de concert un jus d’ananas pour être sur la même longueur d’onde et la discussion peut enfin commencer. « J’ai toujours voulu être musicien. Eleonore Klar qui travaille pour I Heart – un magazine itinérant – m’a vu joué à un festival Néo-zélandais et elle en a parlé aux gars de Maman Records – label français parmi lesquels Kisses, Chad Valley ou récemment Greatest Hits -. Après ils m’ont contacté. En Février. Ça a été rapide, a signature tout ça…« .
Rapide comme l’instantanéité de ses morceaux qui tiennent quelque chose d’androgyne et clairement sexuel. Le « sex », …
Rencontre avec Connan Mockasin : « Une fois, j’ai nagé avec des dauphins »
15 heures. On est quelque part au bord du lac Léman et le festival suisse Nox Orae peaufine ses derniers préparatifs pour les deux jours de concerts à venir. Pas d’agitation, pas de rush de dernières minutes, mais une sérénité palpable pour un festival à taille humaine qui ouvre ses portes dans quelques heures. Quelque part en backstages, un petit jeune homme blond cherche sa loge. C’est le néo-zélandais Connan Mockasin.
Austra et le .FMR
Paris, le 27 juin, 37 degrés à l’ombre, pas loin de 40 dans le métro, je bouge mes fesses jusqu’au .FMR pour rencontrer Katie Stelmanis, frontwoman de Austra qui tourne un peu partout dans le monde pour défendre leur premier album, Feel It Break.
Quand j’arrive, Katie est déjà là avec une bière fraîche dans la main, assise sur le côté du Point Éphémère, avec un bruit ambiant plus qu’important. On se sert la main, « nice to meet you, i’m Katie« . Les présentations sont faites, tout en simplicité, comme ce qui va suivre.
TEMPORALITÉ ET LETTONIE
Quand je lui demande pourquoi Austra, pourquoi maintenant, la réponse est désarmante de simplicité. « C’est ce qui devait se passer je crois, c’est le prolongement de tout ce que j’ai fait avant. Quand je suis partie en solo, j’ai fini par faire tellement de collaborations que former un groupe semblait évident ». Austra, c’est donc la suite de Galaxy et de son passage solo, c’est une troisième étape, une troisième phase, avec un nom inspiré de la mythologie letonne.
A ce propos, Katie lance : « Austra, c’est mon deuxième prénom, c’est mon grand-père letton qui me l’a donné. Je suis 100% …